jeudi 20 novembre 2008

Le capitalisme à visage humain

Comment chiper 25 milliards $ aux contribuables américains ? Rien de plus simple. C'est du moins ce que sont à vivre les CEO (Chief Executive Officers) des trois grands de l'industrie automobile. Voir les sites suivants: BBC News, Globe and Mail, The Economist , pour avoir le message officiel, le spin.

Et le site de Naomi Klein pour vraiment savoir ce qui est en train de se passer.

Elle est belle, la photo des grands patrons de l'industrie automobile américaine.

Encadrez-la, puisque vous ne la reverrai pas de sitôt. Nommément, de droite à gauche : GM CEO Rick Wagoner, Chrysler CEO Robert Nardelli, and Ford CEO Alan Mulally, témoignent devant le Senat américain, devant le comité - Banking, Housing and Urban Affairs, 18 Nov 2008.

Vous aurez remarqué le cheveu rare, d'un brun châtain, uniforme chez chacun d'eux. C'est qu'en ces temps difficiles, ils se négocient un prix de groupe chez le coiffeur.

mardi 18 novembre 2008

Garderies : le "one size fit all" de Pauline Marois

S'il nous prenait l'idée d'élire le Parti Québécois, la cheffe, Pauline Marois s'engage à ce que tous les parents obtiennent le droit à une place en Centre de la petite enfance. Couteux et ridicule. Chaque place en garderie étant largement subventionnée, cela va représenter une dépense extrêmement importante pour l'État, tous nos œufs dans le panier du préscolaire, quitte à se contrecrisser de ce qui pourrait leur arriver après, mais pas vraiment, puisque tout se joue au secondaire.

Par ailleurs, le modèle québécois des garderies ne convient vraiment qu'aux parents qui travaillent à heures fixes, du lundi au vendredi. Les autres, les parents qui travaillent à des heurs atypiques, en particulier dans le domaine du commerce de détail et celui des services financiers, vont payer pour ça sans pouvoir en profiter.

Enfin, 7$ par jour par enfant, cela représente une très bonne affaire pour les parents faisant partie de la classe moyenne, et un lourd fardeau pour les parents dont le revenu horaire avoisine le salaire minimum. Il faut repenser tout ça.

jeudi 11 septembre 2008

Lorsque Jacques Parizeau se réveille !

Pour une fois que Jacques Parizeau sort de ses gonds pour une question importante, et pas pour cracher dans la soupe, me faut prendre quelques minutes pour faire écho à ses propos.

M. Parizeau vient de publier une lettre aux lecteurs du Journal de Montréal intitulée : Le gâchis scolaire. Son constat est plus qu'alarmant. Dans le secteur public, seulement trois étudiants sur cinq obtiennent leur diplôme de secondaire dans le délai normal de cinq ans, guère plus en six ou sept ans. Les écoles privées, qui ont le privilège de choisir les élèves, obtiennent un meilleur score. Dans le privé autant que dans le public, les filles réussissent mieux que les gars, etc (Voir le texte intégral de la lettre de Jacques Parizeau)

Il appuie ses dires sur des relevés statistiques publié par le ministère Éducation, Loisir et Sport (sic). Apparemment, Monsieur sait toujours compter.

mercredi 3 septembre 2008

Léon Trotsky à Longueuil

Pendant mon habituelle ballade à bicyclette, un peu plus tôt ce soir, j'ai rencontré une myriade de petites pancartes annonçant une interdiction de stationner : Trotsky/film.

Trotsky, Trotsky, le Léon dont j'ai lu bien des livres ? Le révolutionnaire russe un temps chef de l'Armée Rouge, exilé pour cause d'insubordination - Staline, il faut dire, avait la gâchette facile - tué d'un coup de pioche à la tête au Mexique au tout début des années quarante ?

Pour une fois, Google n'a pas su livrer la marchandise. L'enquête se poursuit, par les vieilles méthodes.

Je me sens tout à coup fier d'avoir, il y a longtemps, appris à interroger des gens en vrai. Plus long. Plus fiable ?

mercredi 27 août 2008

Les nouveaux porteurs d'eau

Un groupe d'hommes d'affaires est à mettre au point un plan pour exporter l'eau du Québec au mètre-cube. Voir le texte du Globe and Mail en date du 27 août 2008.

Cet article fait référence à un texte publié par l'Institut économique de Montréal, disponible en ligne :

Marcel Boyer, L'exportation d'eau douce pour le développement de l'or bleu québécois.

Notes sur une cause quasi-orpheline

Il est remarquable de voir comment la société civile* est prompte à monter aux barricades pour toutes les bonnes raisons du monde, qu'il s'agisse de la sauvegarde de la forêt boréale, de la protection des paysages contre les grands projets industriels, du droit des artistes à recevoir leur chèque du gouvernement pour s'exprimer librement, etc.
Une seule cause reste orpheline, ou presque : l'éducation. Les écoles, à tout le moins en milieu défavorisé, sont en démence. Pas assez de livres pour tous les élèves. L'accès aux ordinateurs se trouve dans les faits nié à une large proportion des élèves. Les écoles publiques se dépeuplent. Nulle levée de boucliers ici. Que Mario Dumont qui crie dans le désert...

* Essentiellement les gens qui savent attirer l'attention des tendeurs de micros.

mercredi 20 août 2008

Premiers pas

Comme dans recommencer, pour voir de quoi se nourrit cette bête.